En quelques mots, en quelques images, en quelques articles, un peu de ce qui se passe et un peu de ce qui se fait dans la classe du service pédiatrique de l'hôpital de Compiègne, dans l'Oise.
18 Mars 2026
-Tu m’as tout pris. Lui dis-je.
-Faux. Je ne t’ai pris qu’une seule personne. Me répond Maladie.
Souvent la maladie est injuste et dure.
Comme si c’était qu’une simple ordure,
Elle prend, prend, et se sert comme si le monde était à elle.
« Une simple rebelle »,
Disent les grandes personnes.
Mais savent-ils au moins ce qu’elle collectionne,
La mort ?
Elle détruit, et revient te voir souvent, comme si tu lui demandais la visite.
La mort est parfois injuste, elle prend ce qu’on aime et jamais les autres.
La vérité est toute autre,
Car, « les autres »
Disent-ils, ce sont aussi des vies, des autres qu’on aime, et qu’on pleure.
On vient les voir, et on voit leur pâleur.
On demande, aussi innocents que des enfants, « ce n’est pas elle ? » Mais on sait bien que si.
Aussi grande que la galaxie,
La personne que tu as devant toi, c’est elle, celle que tu aimes, celle que tu aimais.
« Non, ce n’est pas elle » chuchotes-tu, comme si elle allait se réveiller.
La vérité c’est qu’elle ne se réveillera jamais.
Aussi loin que tu cherches dans tes souvenirs, jamais tu ne penserais que cette personne pouvait mourir.
« Mourir, drôle de mot pour elle » dis-tu dans un sourire.
Tu rentres chez toi et tu espères te réveiller (en réalité, c’est elle que tu veux voir se réveiller).
C’est fini, la mort t’a eue, elle t’a fait reculer.
Mais non, ce n’est pas fini !
Elle ne te fera point reculer aussi facilement !
La mort, a cru pouvoir te définir.
Elle pensait t’avoir docilement,
Mais tu as su rebondir.
Alors le chemin est fini,
La fin heureuse que tu attends tant, approche à petit pas.
Tu as gagné, tu as réussi à faire ton deuil.
-Nana.
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